Faire carrière dans les réseaux de chaleur

 

carrière réseaux chaleurPourquoi pas faire carrière dans les réseaux de chaleur ? Économes, efficaces et de plus en plus responsables d’un point de vue environnemental, les réseaux de chaleur se développent en France comme en Europe. Paradoxalement, la filière a encore du mal à recruter sur certains métiers. Alors, le chauffage urbain, est-ce une réelle opportunité de carrière ? Il semble que oui !

Le chauffage urbain, un secteur en pleine expansion

En France, il existe, selon la dernière enquête nationale, 501 réseaux de chaleur (et 17 réseaux de froid). D’une longueur totale de 3 883 km et d’une puissance totale de 16 553 MW, ils ont livré en 2013 plus de 25 800 GWh ! Les réseaux de chaleur sont installés un peu partout dans l’Hexagone, avec une concentration plus importante en Île-de-France (région qui accueille le plus grand chauffage urbain du pays) et en Rhône-Alpes (où deux importants réseaux de chaleur sont implantés, Grenoble, deuxième plus grand réseau de chaleur de France et Lyon-Villeurbanne).

Les zones rurales ne sont pas en reste : on y trouve de nombreux réseaux de taille plus modeste. La France n’est pas une exception en la matière : en Europe, il est fréquent de voir plus de la moitié de la chaleur produite distribuée via des réseaux de chaleur ; dans la seule ville de Copenhague, au Danemark, c’est même plus de 90 %. En Islande, la géothermie permet de satisfaire 95 % des besoins de chauffage !

Si les réseaux de chaleur connaissent un essor important en France comme sur le reste du continent, c’est parce que le chauffage urbain a été reconnu par l’Union européenne comme un moyen de lutter contre le réchauffement climatique. Leur développement a ainsi été intégré à la récente Loi sur la transition énergétique. L’un des objectif de cette loi : atteindre 23 % d’EnR en 2020 et 32 % en 2030 ! En France, ils sont également encouragés par le Fonds chaleur, dont le montant a été doublé dernièrement pour atteindre en 2017 quelques 420 millions d’euros. Par exemple, le réseau de chaleur Centre-Loire de Nantes devrait devenir, à terme, le troisième plus important de France, avec 80 km de canalisations prévus pour 2020.

Il faut dire que les réseaux de chaleur ne manquent pas d’avantages :

– une importante maîtrise des coûts énergétiques ;

– la possibilité de développer plusieurs énergies ;

– une baisse des rejets atmosphériques, très importante par comparaison avec un ensemble de logements gérant ”seuls” leur approvisionnement en chaleur et en eau chaude ;

– une action à communiquer en matière de préservation de l’environnement…

Une carrière dans les réseaux de chaleur, c’est quoi ?

Aujourd’hui, le secteur des réseaux de chaleur est constitué d’un ensemble de métiers très différents, mais complémentaires. On trouve notamment :

– des responsables d’unité ou d’exploitation, en charge de manager des équipes de techniciens ;

– des techniciens réseau, chargés du bon fonctionnement et de la maintenance des installations ;

– des monteurs-chauffagistes, qui interviennent sur des parcs de chaufferies ;

– des chefs de projet, qui répondent aux consultations clients ;

– des ingénieurs d’études, qui réalisent les études techniques ou encore des diagnostics d’installations ;

– des installateurs de chauffage ;

– des ingénieurs commerciaux, qui ont pour mission de développer le portefeuille de clients…

Tous ces métiers spécifiques au secteur CVC (chauffage, ventilation et climatisation, HVAC en anglais) sont bien sûr rejoints par des métiers ”transversaux”, par exemple dans la comptabilité. Les réseaux de chaleur mobilisent aujourd’hui des professionnels de tous les domaines de compétences !

Des difficultés de recrutement

Certains gestionnaires de réseaux de chaleur ont du mal à trouver les compétences dont ils ont besoin pour leurs sites de production. C’est particulièrement vrai, selon une étude réalisée par le Commissariat général au développement durable, s’agissant des techniciens de maintenance et autres métiers techniques. Pourquoi ? Peut-être parce que les possibilités offertes par ce secteur ne sont pas encore assez connues par le grand public. Cela pourrait changer progressivement : entre la loi sur la transition énergétique, le doublement du fonds chaleur et le raccordement de nombreux bâtiments à un réseau de chauffage urbain, de plus en plus de formations sont proposées dans le secteur. Accompagnées de compétences en électronique, axées sur les économies d’énergies et la nécessité absolue de baisser les émissions de gaz à effet de serre, ces formations “vertes” mènent à de nombreux métiers dans les réseaux de chaleur. Une option crédible, donc !
Et vous, pensez-vous comme le Commissariat général au développement durable que le secteur des réseaux de chaleur constitue une belle opportunité de carrière ? Parlons-en dans les commentaires ! Pour ne rien manquer de l’actualité des réseaux de chaleur, abonnez-vous à notre newsletter.

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