Loir-en-Vallée prépare un réseau de chaleur urbain alimenté par biomasse

La commune sarthoise de Loir-en-Vallée lance la construction d’une chaufferie biomasse et de son réseau de chaleur urbain. L’opération représente un montant estimé à 2,715 millions d’euros hors taxes. La consultation publique concerne les bâtiments, la production thermique, la distribution et les postes de livraison. Le futur réseau nécessitera environ 900 mètres de tranchées. Il desservira neuf bâtiments publics et quatre bâtiments privés. Treize sous-stations assureront les échanges thermiques avec les installations intérieures des abonnés.

Une chaudière biomasse de 300 kilowatts fournira la production principale. Deux chaudières au gaz de 350 kilowatts chacune assureront appoint et secours. Cette architecture offre une puissance disponible supérieure pendant les pointes ou les opérations de maintenance. Elle conserve toutefois une dépendance fossile pour certaines périodes. Les candidats devront donc optimiser les séquences de fonctionnement et la température de retour. Le marché se divise en cinq lots distincts malgré la présentation globale de l’opération. Les entreprises remettront leurs offres avant le 17 novembre 2026. La procédure suit un appel d’offres ouvert publié au bulletin officiel.

Pour la collectivité, treize raccordements créent une densité intéressante sur un linéaire relativement court. Les consommations des bâtiments publics peuvent fournir une demande prévisible. Les bâtiments privés compléteront le profil annuel, selon leurs usages. Les concepteurs devront confirmer besoins, pertes de distribution et disponibilité du combustible local. Ils organiseront aussi stockage, livraisons, décendrage et maintenance sans gêner les riverains. Les travaux imposeront une coordination précise avec voirie, réseaux existants et accès aux établissements. Chaque sous-station nécessitera un dimensionnement adapté et une régulation efficace. La commune devra enfin suivre le taux réel de couverture biomasse. Cet indicateur distinguera puissance installée et énergie effectivement renouvelable. L’exploitation suivra. Le projet montre comment une petite collectivité peut mutualiser sa production thermique autour de plusieurs bâtiments proches.

Related Posts