Paris, ville modèle en matière de gestion énergétique

Paris, ville modèle en matière de gestion énergétique - dhcnews

CPCU, CLIMESPACE, Paris Smart City 2050 : ces trois noms font de la capitale française une métropole moderne, ainsi qu’une référence nationale – voire internationale ! – en matière de réseau de chaleur et de réseau de froid. Comment fonctionnent ces trois entités ? Quelles sont les technologies utilisées ? Pour quelle puissance délivrée ? Décryptage.

Le CPCU, le précurseur

À grande ville, grand réseau. La Compagnie parisienne de chaleur urbaine (CPCU) exploite le plus important réseau de chaleur de France depuis 1927… Et ce alors que les autres réseaux du pays datent, pour la plupart, de la deuxième moitié du XXe siècle !

Détenu par la Ville de Paris et Cofely, ce réseau de chaleur s’étend sur plus de 470 kilomètres de long. Il alimente en chaleur et en eau chaude sanitaire l’équivalent de 460 000 logements, soit le tiers des logements parisiens. Il approvisionne également des hôpitaux, des hôtels, des entreprises, des collectivités, des monuments, des musées, des gares, des établissements scolaires ou universitaires, des centres sportifs, des centres commerciaux… Notez que la vapeur livrée par le CPCU peut également servir dans certaines industries et certains services (blanchisserie, restauration collective…).

Il s’appuie sur un bouquet énergétique varié, composé de biomasse, de charbon, de fuel ou encore de gaz naturel. Au total, 11 sites de production alimentent le réseau de chaleur de la CPCU, tous directement connectés au réseau de transport de vapeur, afin de fiabiliser le service de distribution de la chaleur.

CLIMESPACE, pour le froid

Il s’agit tout simplement du plus grand réseau de froid urbain d’Europe. CLIMESPACE, qui se développe dans Paris depuis 1991, compte quelque 71 kilomètres de canalisations. Près de 600 clients (des hôtels, des bureaux et des musées – comme celui du Quai Branly – principalement) sont reliés.
CLIMESPACE s’appuie sur le froid de la Seine pour consommer moins d’énergie, puisque les installations frigorifiques sont refroidies à plus de 50 % par l’eau du fleuve qui traverse la capitale. Un réseau maillé et interconnecté distribue ensuite de l’eau glacée (entre 1 et 5 °C) aux immeubles reliés. Ce réseau emprunte en partie le réseau des égouts de Paris. L’eau glacée rejoint ensuite les différents postes de livraison des clients, qui font le lien avec le réseau secondaire. Le tout étant surveillé à distance par un centre de contrôle, 24 heures/24 et 7 jours/7.

Les principaux avantages de la solution proposée par CLIMESPACE par rapport à une climatisation classique ? Une empreinte carbone diminuée, un prix raisonnable et une parfaite intégration dans le paysage. De quoi inspirer à l’échelle européenne !

Paris Smart City 2050, pour l’avenir

À quoi ressemblera Paris en 2050 ? Comment seront gérées les énergies, alors qu’il faudra, selon le plan climat 2050, réduire de 75 % les émissions de gaz à effet de serre ? D’où viendra la chaleur ? C’est pour répondre à toutes ces questions et à bien d’autres que le projet Paris Smart City 2050 a été lancé par la mairie de Paris.

Utilisation de smart grids, tours végétalisées à énergie positive, agriculture dans la ville, ponts habités… la réponse de l’architecte belge Vincent Callebaut, sélectionnée par l’Agence de l’écologie urbaine de la ville de Paris, est surprenante à bien des égards. Nous en reparlerons !

Paris est incontestablement déjà une référence en matière de réseau de chaleur et de réseau de froid. Avec le projet Paris Smart City 2050, elle pourrait l’être encore davantage. Rendez-vous dans quelques années !

Source de l’image à la Une : Flickr (Stig Nygaard)

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