Le b.a.-ba des sous-stations réseaux chaleur

sous_station_reseau_chaleurSans sous-stations, pas de réseaux de chaleur : ces installations permettent en effet d’alimenter en chauffage et en eau chaude sanitaire les bâtiments reliés. Vous ne savez pas précisément comment elles fonctionnent ? Voici les réponses aux 5 questions les plus importantes sur les sous-stations des réseaux de chaleur.

Qu’est-ce qu’une sous-station de réseau de chaleur ?

Situées en pied d’immeubles, les sous-stations ont pour rôle de permettre le transfert de la chaleur, par le biais d’un échange entre le réseau de distribution primaire et le réseau de distribution secondaire, lequel dessert un immeuble ou un petit groupe d’immeubles.

Concrètement, chaque sous-station abrite un poste de livraison, où l’eau chaude (ou la vapeur selon la source d’énergie utilisée) « distribue » sa chaleur aux installations du bâtiment. C’est à ce niveau que le comptage de la chaleur livrée est effectué, pour donner ensuite lieu à une facturation de la part du gestionnaire du réseau de chaleur. Dans un contexte énergétique où les politiques publiques incitent à la gestion et la maîtrise de l’énergie, les sous-stations sont d’ailleurs le plus souvent équipées de compteurs d’énergie thermique. Ils permettent une individualisation des consommations des usagers.

À noter que les sous-stations réseaux chaleur peuvent dépendre du réseau « primaire » (celui de l’exploitant du réseau de chaleur) ou du réseau « secondaire » (à la charge du gestionnaire du bâtiment). Dans le premier cas, les chances d’optimiser globalement le réseau de chaleur sont maximisées, puisque l’exploitant peut alors réduire au maximum la température de retour du réseau.

Quelle est la place d’une sous-station dans un réseau de chaleur ?

Dans un réseau de chaleur, une sous-station constitue pour les fluides chauffés l’avant-dernière étape avant la distribution dans les locaux (logements, écoles, hôpitaux, usines…) reliés. Elle intervient ainsi après :

– L’unité de production de la chaleur, qui peut être, par exemple, une chaufferie alimentée par un combustible (fioul, gaz, bois…), une usine d’incinération des ordures ménagères (UIOM), une centrale de géothermie… Souvent, un réseau de chaleur intègre une unité principale, qui fonctionne en continu, et une unité d’appoint utilisée en renfort pendant les heures de pointe – ou en remplacement lorsque cela s’avère nécessaire.

 

Le réseau de distribution primaire, composé de tubes en acier pré-isolés dans lesquelles la chaleur est transportée par un fluide caloporteur. Un premier circuit y transporte le fluide chaud issu de l’unité de production. Un second circuit ramène le fluide, délesté de ses calories au niveau de la sous-station d’échange. Un réseau de chaleur fonctionne en circuit fermé : le fluide est à nouveau chauffé par la chaufferie centrale, puis renvoyé dans le circuit. La conception du réseau primaire doit assurer une densité thermique (nombre de bâtiments raccordés par kilomètre de canalisation posé) aussi élevée que possible, afin de garantir la viabilité économique du réseau.

La sous-station intervient ensuite, avant le réseau de distribution secondaire, lequel assure le chauffage et l’eau chaude sanitaire dans chaque logement, bureau ou autre. Il est à la charge du propriétaire d’immeuble, et peut être géré par un gestionnaire de chauffage dans le cadre d’un contrat d’exploitation.

À quoi servent les sous-stations réseaux chaleur?

Une sous-station joue le même rôle qu’une chaufferie classique : distribuer de la chaleur aux différents bureaux et/ou appartements qui composent un bâtiment… en étant beaucoup plus simple, plus sûre (sans risque d’explosion ou d’incendie) et moins encombrante ! Elle présente également l’énorme avantage d’être non polluante : une sous-station évite en effet toute combustion dans l’enceinte du bâtiment.

Comment fonctionne une sous-station thermique?

Il existe deux principes de sous-stations de réseaux de chaleur. Les systèmes de raccordement entre réseaux primaires et secondaires y sont différents. Ainsi :

– Avec un échangeur, le fluide secondaire est réchauffé par le fluide primaire au travers d’une paroi d’échange. Dans le cas des réseaux de chaleur urbains, il s’agit de la solution le plus souvent préconisée. En effet, en matérialisant une séparation physique des réseaux (primaires et secondaires), l’échangeur permet de se protéger en cas de problèmes techniques sur les réseaux secondaires (fuites, encrassement…) ou juridiques (la séparation physique des deux fluides étant alors un avantage certain) ;

– Avec une bouteille de mélange, dans laquelle l’échange de chaleur se produit directement entre les fluides primaire et secondaire. L’avantage de cette solution ? La bouteille de mélange joue un rôle de « casse-pression », évitant ainsi un transfert direct du fluide primaire dans les émetteurs de chaleur.

Une sous-station de réseau de chaleur remplace donc avantageusement une chaufferie gaz ou fioul dans un immeuble ou un groupe d’immeubles, car elle s’avère plus simple, moins encombrante, moins polluante et plus sécurisée. Elle constitue en quelque sorte le dernier relais du réseau de chaleur ; celui qui permet à tous les bâtiments reliés (logements, bureaux, sites de production…) de bénéficier d’une énergie de qualité !

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