Réseaux de chaleur : une source de sécurité énergétique

Réseaux de chaleur : une source de sécurité énergétique

La notion de sécurité énergétique recouvre à une réalité assez large et complexe à définir. Elle concerne avant tout trois enjeux : garantir l’approvisionnement en énergie, la sécurité environnementale et l’efficacité énergétique. Aujourd’hui, alors que l’approvisionnement et le prix des énergies fossiles fluctuent rapidement, les réseaux de chaleur apparaissent comme une excellente réponse aux impératifs imposés par la sécurité énergétique.

Lorsqu’on parle de sécurité énergétique pour une ville ou un pays, il est question de la sécurité d’approvisionnement d’un réseau (gaz, fuel…), à un prix raisonnable, en un flux continu. Instabilités géopolitiques, avaries techniques sur les réseaux de distribution, longue période de froid extrême : la sécurité énergétique d’une ville peut être mise à l’épreuve de bien des façons. En réponse à cet enjeu, les réseaux de chaleur modernes représentent une véritable opportunité pour écarter les risques.

Une économie de prix et de matière première

Les réseaux de chaleurs génèrent, récoltent et gèrent la chaleur en continu. De par des contrats avec les collectivités et l’existence d’un réseau d’échange de chaleur, cette méthode permet non seulement de faire des économies sur le prix de l’énergie mais aussi d’en réduire la consommation. Une consommation énergétique réduite signifie en outre une moins grande dépendance aux autres formes d’énergie – aux énergies fossiles principalement. De plus en plus, les collectivités se tournent vers les énergies renouvelables, qui ne dépendent pas ou peu du marché de l’énergie : le photovoltaïque, la géothermie, la biomasse (matières végétales)…

Une production et une distribution intelligentes

Pour parvenir à une plus grande sécurité énergétique, la gestion de la production, du stockage et de la distribution sont des éléments cruciaux. Grâce à un réseau de chaleur, il est désormais possible de redistribuer la chaleur produite par les industries d’une ville (le port de Rotterdam) ou d’une usine d’incinération (Grenoble). Certains réseaux disposent aussi de dispositifs de stockage en silo ou en sous-sol car la production de chaleur par certaines sources (photovoltaïque, data-centers…) est continue, tout au long de l’année. La distribution doit donc être régulée pour ne pas gaspiller d’énergie. Dans cette optique, le réseau de chaleur devient de plus en plus “intelligent” en combinant diverses sources d’énergie. On prendra pour exemple Genève, où une centrale thermique (Lignon-SIG) et une usine de traitement des déchets (Cheneviers) se relaient pour échanger chaleur et électricité.

Une sécurité pour un développement durable

Au-delà des économies et de l’efficacité de la production, les réseaux de chaleur s’inscrivent dans une démarche de développement durable. En choisissant de promouvoir le chauffage urbain, les collectivités réduisent considérablement leurs émissions de gaz à effet de serre. Avec 63 % des habitations reliées à des réseaux de chaleur, le Danemark a par exemple réduit ses émissions de carbone de 11,7 millions de tonnes depuis 1990.

Une politique de sécurité énergétique basée sur les réseaux de chaleur a donc de nombreux avantages : économie d’énergie, baisse des coûts de l’énergie, réduction de l’impact sur l’environnement… Les collectivités bénéficient également d’une plus grande d’autonomie énergétique.

Source de l’image à la Une : wikimedia commons / Power Solutions

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