Le Conseil de Paris a validé un nouveau contrat de concession pour son réseau de chaleur urbain. Ce système, le plus important de France, alimente environ un million de personnes à Paris et dans seize communes voisines. La nouvelle concession, qui débutera le 1er janvier 2027, prévoit la création d’une société d’économie mixte à opération unique (SEMOP). Cette structure sera détenue à 34 % par la Ville, à 15 % par la Caisse des dépôts, et à 51 % par un groupement d’opérateurs (Dalkia, Eiffage, RATP Solutions Ville).
Ce contrat, conclu pour vingt-cinq ans et d’un montant de 15 milliards d’euros, marque une inflexion majeure vers la transition énergétique. Le futur mix énergétique comprendra 76 % d’énergies renouvelables et de récupération d’ici 2034. Paris s’appuiera massivement sur la géothermie, dont les capacités seront multipliées par 50. Le réseau intégrera également des sources comme la biomasse, la chaleur issue des incinérateurs ou des data centers, et une nouvelle centrale de vapeur alimentée par voie fluviale. Les investissements dans le réseau atteindront 3,4 milliards d’euros.
Cette transformation doit aussi bénéficier aux usagers. Dès 2027, 69 % des abonnés verront leur facture baisser. Le tarif moyen de la chaleur distribuée sera inférieur de 16,5 % à celui du gaz. La Ville restera propriétaire des infrastructures de production, lui donnant plus de poids dans les choix industriels. L’élu parisien qui présidera la SEMOP aura pour mission de garantir les intérêts des habitants. Cette initiative renforce ainsi la souveraineté énergétique de la capitale tout en luttant contre la précarité énergétique. Paris ambitionne de devenir une référence mondiale en matière de chauffage urbain bas carbone.
