L’ADEME valide le financement de quatre projets destinés à produire davantage de chaleur renouvelable. Ensemble, ils ajouteront 625 gigawattheures annuels en remplacement d’énergies fossiles. L’agence prévoit une baisse annuelle de 153 090 tonnes de dioxyde de carbone. Les opérations combinent géothermie, pompes à chaleur, biomasse et récupération énergétique. Elles concernent Lille, Melun, Vaux-le-Pénil, Bourg-en-Bresse et plusieurs communes franciliennes. Cette diversité montre que la décarbonation thermique dépend fortement des ressources locales disponibles.
Le projet Ilenergie ajoutera 108 kilomètres au réseau lillois, contre 77 kilomètres actuellement. Son mélange associera 56 % de biomasse et 44 % de chaleur fatale. Une aide de 25 millions d’euros soutiendra 482 gigawattheures annuels. À Melun, un puits géothermique de 11,2 mégawatts remplacera un ouvrage vieillissant. Des pompes à chaleur totalisant 13,2 mégawatts compléteront le dispositif. Le réseau gagnera 15,7 kilomètres et recevra 20 millions d’euros. Bourg-Nord-Viriat créera également des canalisations reliant plusieurs réseaux existants. Grand Bourg recevra huit millions d’euros pour produire 31 gigawattheures annuels. Son réseau distribuera la chaleur issue d’un combustible solide de récupération.
Géobrie développera une géothermie profonde associée à des pompes à chaleur. Son futur réseau de 39,6 kilomètres desservira quatre communes de Seine-et-Marne et du Val-de-Marne. L’aide atteint 26,3 millions d’euros pour 107 gigawattheures annuels. Ces programmes imposeront des travaux longs, des sous-stations nouvelles et une coordination urbaine serrée. Les opérateurs devront maintenir le service pendant les raccordements. Ils suivront disponibilité, températures de retour, pertes et part renouvelable réellement livrée. Les collectivités devront aussi expliquer tarifs, chantiers et bénéfices aux futurs abonnés. Les financements réduisent le risque initial sans garantir chaque performance. La réussite dépendra du calendrier, des forages, des approvisionnements et de la densité des raccordements. Ces quatre projets renforcent néanmoins une infrastructure essentielle pour sortir progressivement du gaz.
