La ville hongroise de Szeged a achevé la modernisation de son réseau de chaleur urbain après huit années de chantier. Lancé en 2018, ce vaste projet géothermique a nécessité la construction de neuf installations, dont la dernière, à Rokus II, vient d’être finalisée. Aujourd’hui, 95 % des 27 000 logements raccordés au réseau de chaleur de la ville sont partiellement alimentés par l’énergie géothermique. L’entreprise locale SZETAV a investi entre 13,3 et 16 millions d’euros pour adapter ses infrastructures à cette nouvelle source.
La centrale géothermique de Rokus puise les fluides à près de 2 000 mètres de profondeur, à une température d’environ 94 °C. Le débit moyen atteint 80 mètres cubes par heure. Ce site a coûté environ 4,5 millions d’euros, financé à 60 % par des fonds européens. Grâce à cette transition, la consommation annuelle de gaz de la société de chauffage a diminué de 10 millions de mètres cubes. Les émissions de CO2 ont, quant à elles, été réduites de 20 000 tonnes par an. L’optimisation du système et une meilleure isolation des logements pourraient encore renforcer ces économies.
Un nouveau projet vise à limiter les émissions de méthane issues des opérations géothermiques. En partenariat avec Geo Hoterm Kft, SZETAV prévoit l’installation d’équipements de séparation du méthane sur les puits de production. Financé par la Suisse, ce programme doit s’achever en avril 2027. Il devrait permettre de substituer 1,8 million de mètres cubes de gaz naturel supplémentaires chaque année. Dès les premières étapes du projet, les habitants de Szeged ont constaté une baisse notable de leurs factures énergétiques. Cette initiative renforce la sécurité énergétique locale tout en limitant l’impact environnemental.
