Géolocalisation des réseaux : en quoi ça consiste ?

La géolocalisation permet de localiser et de cartographier l’ensemble des réseaux de chaleur enterrés. Depuis un arrêté du 15 février 2012, elle est obligatoire.

Grâce à la précision des informations obtenues via le système de géolocalisation, les exploitants des réseaux sont en mesure de surveiller les points sensibles des canalisations et de prévenir les éventuels dommages causés sur celles-ci, par exemple, lors de la réalisation de travaux à proximité.

L’objectif d’une telle démarche est donc de sécuriser l’ensemble des réseaux.

Comment ça marche ?

Le système de géolocalisation répond à des besoins spécifiques. Il permet :

  • d’identifier les types de pièces du réseau (vannes, coudes…)
  • d’identifier les caractéristiques du réseau (profondeur…)
  • d’identifier les points sensibles et/ou stratégiques du réseau (fonçage, point fixe, etc.)

Il existe deux techniques pour géolocaliser les réseaux souterrains. La première est une technique « passive », qui utilise des marqueurs RFID. La deuxième est une technique « active » : c’est un géomètre qui effectue la géolocalisation.

Option 1 : la géolocalisation avec marqueurs RFID

marqueurs RFID

Dans ce cas de figure, on fixe des marqueurs sur les tubes pré-isolés à l’aide d’accessoires adaptés permettant leur maintien en position après remblaiement. A l’intérieur de ces marqueurs se trouvent des puces RFID, qui contiennent chacune des informations d’identification.

Au moment de l’opération de géolocalisation, le technicien envoie une onde dans le sol à l’aide d’un détecteur, afin d’identifier les dits marqueurs. En étant ainsi stimulés, ceux-ci vont émettre un signal au détecteur ; les données pourront alors être lues et le positionnement des marqueurs pourra être reporté sur le plan d’implantation.

Option 2 : la géolocalisation effectuée par un géomètre

Dans ce second cas de figure, c’est un géomètre qui se charge de la géolocalisation des réseaux. Pour cela, le professionnel fait un relevé de position en X-Y-Z (horizontal-vertical-profondeur). Ce relevé est intégré à un document appelé plan Tel Que Construit (TQC), obligatoire dans le plan de récolement. Toutes ces données figureront dans le Dossier des Ouvrages Exécutés (DOE). Dès lors, elles pourront être exploitées et stockées via diverses applications, comme les cartes interactives de Google Earth ou encore un logiciel type Excel.

Source image géomètre

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