À Brest, le développement du réseau de chaleur va permettre des économies d’énergie

Le réseau de chaleur de Brest va connaître quelques améliorations et modernisation d'ici 2017. Des économies d'énergie à venir !

BREST – Construite en 1988, l’usine d’incinération des déchets ménagers est au centre du développement du réseau de chaleur et des économies d’énergie que va réaliser la ville de Brest. Cette usine originellement appelée Spernot, puis rebaptisée Uved (Unité de valorisation énergétique des déchets), est le point d’ancrage d’un réseau de chaleur couvrant aujourd’hui 20 000 équivalents logements au cœur de Brest. Économies d’énergies (notamment fossiles), réduction des émissions de gaz à effet de serre, valorisation des déchets : les nombreux avantages du réseau de chaleur ont convaincu la municipalité, qui compte encore agrandir l’installation d’ici 2017.

25 kilomètres de canalisations permettent aujourd’hui d’alimenter en chauffage quatre quartiers de Brest. Pour ce type d’installation, les tubes en acier soudés sont recouverts d’une couche d’isolant, afin de limiter au maximum les déperditions thermiques. Résultat : les pertes d’énergie le long des tuyaux sont inférieures à 10 %. Au final, l’eau qui quitte l’Uved est à 107 °C et revient à 72 °C une fois son office rempli.

20 000 tonnes de CO2 non émises grâce au réseau de chaleur

À la source du réseau de chaleur, se trouvent les ordures ménagères collectées sur toute la métropole brestoise et auprès d’environ 400 000 habitants du Nord Finistère. Leur incinération permet de fournir 90 % de l’énergie qui alimente le réseau de chaleur, le fuel étant une ressource d’appoint.

Mais la valorisation des déchets n’est pas le seul avantage pour la ville : en se substituant presque parfaitement à la consommation d’énergies fossiles, le réseau de chaleur permet d’être à l’abri des fluctuations importantes des prix du pétrole ou du gaz naturel. L’aspect environnemental joue également un rôle important, puisque le réseau de chauffage urbain dispense à la communauté de brûler chaque année 10 000 tonnes d’équivalent-pétrole et de rejeter dans l’atmosphère 20 000 tonnes de CO2.

Dernier point positif : le réseau de chaleur de Brest produit également de l’électricité, pour subvenir aux besoins en éclairage de 30 000 logements.

Les heureux connectés sont actuellement au nombre de 27, parmi lesquels les hôpitaux Morvan et Cavale Blanche, l’Université de Bretagne Occidentale, plusieurs ensembles de logements collectifs de Brest Métropole Habitat et de nombreuses copropriétés.

10 000 équivalents logements supplémentaires d’ici 2017

Forte de cette expérience fructueuse, la métropole ne compte pas en rester là : d’ici 2017, le schéma directeur de développement prévoit la desserte de 10 000 équivalents logements supplémentaires, pour un total de 40 abonnés et 193 points de livraison.

Pour réaliser cet objectif ambitieux, 2 à 3 % de raccordements supplémentaires sont déjà réalisés chaque année, mais le programme prévoit également de nombreux chantiers, et notamment la construction d’une chaufferie bois au sein de l’Uved, dont la mise en service devrait avoir lieu en fin d’année.

20 millions d’euros d’investissement

Côté budget, le réseau de chaleur de Brest a bénéficié de 9 millions d’euros de subventions, sur un investissement total de 20 millions d’euros, amorti sur 25 ans.

Conformément au plan d’action établi, le réseau de chaleur continue donc de s’agrandir et a pour objectif d’englober tous les plus gros consommateurs de chauffage collectif de la ville. La Base Navale, la prison, l’Ensta ou encore la gendarmerie en seront les prochains bénéficiaires.

Source de l’image à la Une : Flickr (NicholasNCE)

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