Certifications des réseaux de chaleur : tour d’horizon

certification_reseaux_chaleurLes certifications des réseaux de chaleur sont nombreuses. Elles garantissent un certain niveau de performance, tant énergétique qu’environnementale, et constituent des atouts commerciaux indéniables. Pour vous permettre d’y voir plus clair dans cette “jungle de labels”, DHC News a sélectionné pour vous les principales certifications.

1/ “Certifié CSTB Certified”

La certification “Certifié CSTB Certified” a été lancée en 2008 par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment. Elle concerne les canalisations pré-isolées des réseaux de chaleur. Elle permet de garantir la conformité à la réglementation, d’assurer un contrôle qualité de la conception à l’installation, de dispenser une formation spécifique aux techniciens et de disposer d’une assistance technique pour la conception et le dimensionnement des réseaux de chaleur. Comme le rappelle Thibaud Rousselle, du CSTB, cette certification “offre une garantie de résultats au prescripteur ou à l’utilisateur et permet aux industriels de voir leur prime d’assurance baisser.”

2/ LEED

Géré par le Conseil du bâtiment durable du Canada (CBDCa), le LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) est un programme à l’échelle mondiale de systèmes d’évaluation de projets de bâtiments durables, et cette certification s’applique également aux réseaux de chaleur. Le programme a pour objectif de permettre de “concevoir, construire, gérer et évaluer les bâtiments à haute performance” et fait l’objet d’une certification par un prestataire extérieur. Depuis janvier 2013, plus de 100 000 professionnels ont été accrédités LEED, selon quatre niveaux : certifié, argent, or et platine.

3/ Le BREEAM

Référentiel “le plus ancien et le plus utilisé à travers le monde”, le BREEAM (pour BRE Environmental Assessment Method) est un classique en matière de certification. Sanctionné par une note finale, il intègre un ensemble de critères pour donner aux promoteurs, concepteurs et à tous les autres acteurs du bâtiment l’assurance de proposer un bâtiment à impact environnemental réduit et que les meilleures pratiques de construction ont été intégrées. Il fournit par ailleurs un outil permettant de réduire les coûts d’exploitation du futur bâtiment et aide à trouver des solutions innovantes pour minimiser l’impact sur l’environnement.

4/ HQE

Le label HQE (Haute qualité environnementale) a été créé dans les années 1990. Il s’applique au système de management environnemental (lié en partie à la mise en œuvre et à l’application des règles de construction) et aux exigences environnementales définies lors de la mise en place du projet. Pour les réseaux de chaleur, le label HQE vise notamment une optimisation des conditions de confort thermique, acoustique, visuel et olfactif pour les consommateurs finaux, particuliers comme professionnels.

Connu et reconnu, le label HQE a été délivré à de nombreux bâtiments reliés à un réseau de chaleur et/ou disposant de pompes à chaleur ou de groupes-froids. C’est par exemple le cas de la tour Incity de Lyon, qui a obtenu le commentaire “Très performant” pour sa production chaud/froid mixte performante et intégrant du renouvelable.

5/ Publi-cert®

La certification Publi-Cert® permet aux entreprises délégataires de services publics de faire vérifier le respect des normes de développement durable, d’expertiser leurs initiatives et innovations, tant pour l’aspect environnemental que social. C’est une certification de réseaude chaleur intéressante : elle permet en effet de mesurer le bilan coût/avantage d’une DSP (délégation de service public) et de faire évaluer par un organisme indépendant le niveau de performance d’un réseau de chaleur.

Le réseau de chaleur et de froid du Grand Lyon, Elvya, a par exemple obtenu cette certification dès le début de l’année 2012, avec une note finale de A+. Pour la délivrer, le cabinet Arcet Cotation s’est appuyé sur une évaluation in situ des conditions de mise en œuvre des prestations de services et expertise technique avec relevés, saisies de données et campagnes de mesures. C’est aussi le cas du réseau géothermique de Melun, géré par une filiale de Dalkia, la STHAL.

6/ Effinergie

Le collectif associatif Effinergie propose depuis de nombreuses années plusieurs niveaux de certifications qui s’appliquent aux réseaux de chaleur : Bepos Effinergie, Effinergie+, Effinergie Rénovation et BBC-Effinergie. Ces quatre niveaux visent à identifier les bâtiments dont les très faibles besoins énergétiques contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre par 4 d’ici 2050.

S’il n’est pas directement labellisé, le futur réseau de chaleur géothermique du campus urbain de Paris-Saclay devrait contribuer à l’obtention par le site du label Effinergie+. La production de chaud et de froid y sera assurée par des pompes à chaleurs à partir d‘une eau à 28°C.
De nombreuses normes (notamment ISO 9001, 140001 50001 et OHSAS 18001) permettent également de s’assurer que les réseaux de chaleur et les sites reliés atteignent un certain niveau de performances.

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