I Squared Capital s’est associé à Saudi Tabreed pour acquérir des infrastructures de refroidissement urbain à Riyad. Le consortium cible les actifs du King Abdullah Financial District. Cette zone d’affaires utilise un réseau centralisé pour rafraîchir ses immeubles. L’opération s’inscrit dans une consolidation régionale du marché. Les fonds souverains et entreprises publiques souhaitent désormais céder certains actifs matures. Ils peuvent ainsi financer de nouveaux projets prioritaires. Les investisseurs privés apportent, quant à eux, des capitaux et des compétences opérationnelles. Aucun montant définitif n’apparaissait publiquement lors de l’annonce.
Le refroidissement urbain présente un fort potentiel dans les climats très chauds. Une centrale produit de l’eau glacée pour plusieurs bâtiments. Cette organisation remplace de nombreux équipements individuels. Elle améliore généralement l’efficacité énergétique à l’échelle d’un quartier. Elle facilite également la maintenance et la surveillance des performances. Dans les grandes zones immobilières, le réseau garantit une production plus stable. Il permet aussi d’intégrer du stockage thermique. Les exploitants peuvent alors produire davantage de froid pendant les périodes électriques favorables. Toutefois, ces infrastructures exigent des investissements considérables. Elles nécessitent aussi des contrats de longue durée avec les bâtiments raccordés.
L’intérêt d’I Squared Capital montre que ces réseaux deviennent une catégorie d’actifs à part entière. Les investisseurs recherchent des revenus prévisibles et liés à des infrastructures essentielles. Cependant, ils devront surveiller plusieurs risques. La demande dépend de l’occupation immobilière et de l’évolution des quartiers. Les coûts électriques peuvent également affecter la rentabilité. Par ailleurs, les contrats doivent répartir clairement les risques entre producteurs et clients. Cette opération pourrait encourager d’autres cessions au Moyen-Orient. Elle pourrait aussi favoriser l’amélioration des installations existantes. Le refroidissement urbain ne constitue donc plus seulement un service technique. Il devient un marché financier structuré, soutenu par l’urbanisation et la hausse durable des températures.
