Paris muscle son réseau de chaleur pour une transition énergétique ambitieuse

Le Conseil de Paris a entériné, lors de sa séance de décembre, un nouveau contrat de concession pour le réseau de chaleur urbain. Ce projet d’envergure prévoit, dès 2027, la création d’une société d’économie mixte (SEMOP) qui assurera la gestion de cette infrastructure cruciale. Composée à 34 % par la Ville, à 15 % par la Caisse des dépôts et à 51 % par un groupement d’entreprises privées, cette nouvelle entité aura pour mission d’assurer un approvisionnement en énergie plus vert et plus abordable. Le contrat, d’une durée de 25 ans et d’un montant de 15 milliards d’euros, marque l’aboutissement d’une procédure lancée en 2021, rigoureusement encadrée par l’administration municipale et validée par la commission de déontologie.

Avec un objectif de 76 % d’énergies renouvelables et de récupération d’ici 2034, ce projet ambitionne de transformer le paysage énergétique parisien. L’extension des capacités géothermiques, qui seront multipliées par cinquante, positionnera Paris comme l’une des capitales mondiales de cette technologie. Outre la géothermie, le mix énergétique reposera sur la biomasse, la valorisation des déchets, la chaleur des data centers ou encore une nouvelle centrale fluviale prévue pour 2031. Ces investissements, chiffrés à 3,4 milliards d’euros, s’inscrivent dans une stratégie de lutte contre la précarité énergétique et de réduction des émissions de carbone.

Ce changement de gouvernance, combiné à une politique tarifaire repensée, aura un impact direct sur les usagers. Près d’un million de personnes, réparties sur Paris et seize communes limitrophes, bénéficieront d’un chauffage urbain plus économique. Dès 2027, le coût de la chaleur pour les logements devrait être inférieur de 16,5 % au tarif moyen du gaz, renforçant ainsi l’attractivité de cette solution énergétique durable.

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