Le BRGM présente les résultats du projet Géoscan en Île-de-France. L’État, l’ADEME, la Région et le BRGM ont piloté cette démarche. Le projet identifie des zones favorables à la géothermie profonde. Il couvre notamment l’ouest et le sud franciliens. La chaleur représente près de 45 % de la consommation finale régionale. Elle dépend encore fortement des énergies fossiles.
Géoscan fournit donc une base technique utile aux collectivités. Les résultats doivent aider à lancer de nouveaux projets dès 2026. La géothermie profonde alimente déjà plusieurs réseaux de chaleur franciliens. La région comptait 54 installations actives en 2025. Elle dispose d’une avance européenne sur cette technologie. Cette énergie locale offre des coûts plus stables que les combustibles importés. Elle réduit aussi l’exposition aux marchés gaziers.
Pour les exploitants de réseaux, l’intérêt réside dans la planification. Une ressource géothermale demande des études longues et rigoureuses. Les cartes de potentiel diminuent l’incertitude initiale. Elles facilitent le dialogue entre collectivités, foreurs et opérateurs. Elles orientent aussi les extensions de réseaux existants. La géothermie ne couvre pas tous les besoins. Elle peut pourtant devenir un socle bas carbone. Les professionnels devront combiner forage, sous-stations et appoints efficaces. Cette approche renforcera le chauffage urbain francilien.
