En Chine, la ville de Haiyang met en œuvre un projet de chauffage urbain reposant sur l’énergie nucléaire, fournissant une chaleur décarbonée à environ 400 000 habitants. Alimenté par la centrale nucléaire locale, ce dispositif assure un chauffage constant, économique et propre à la population de Haiyang et de la ville voisine de Rushan. En substituant à la combustion de 1,3 million de tonnes de charbon brut une source d’énergie sans carbone, ce projet a permis d’éviter l’émission de 2,3 millions de tonnes de CO2, tout en améliorant la qualité de l’air hivernal dans la région.
Ce système de chauffage collectif constitue une réponse concrète aux enjeux de pollution atmosphérique et de transition énergétique dans le nord-est du pays. Contrairement à d’autres solutions dites propres, le recours à la chaleur produite par l’énergie nucléaire présente des avantages en termes de stabilité d’approvisionnement, de maîtrise des coûts et d’impact environnemental quasi nul. Selon Liu Rong, vice-président de l’Association chinoise du chauffage urbain, ce mode de chauffage se distingue par sa fiabilité et son caractère durable.
Alors que la Chine multiplie les initiatives pour limiter ses émissions de gaz à effet de serre, ce projet incarne une forme d’innovation énergétique à grande échelle, mêlant efficacité opérationnelle et ambition climatique. Il témoigne également de la volonté du pays d’exploiter son parc nucléaire non seulement pour la production d’électricité, mais aussi pour couvrir des besoins thermiques urbains, dans une logique de réduction des combustibles fossiles et de promotion d’un modèle énergétique plus sobre en carbone.
