Dans le parc Maximilien, des forages profonds de 150 mètres viennent de débuter, marquant une étape décisive dans la construction du futur réseau de chaleur et de froid Be.SHARE. Ce projet, qui s’inscrit dans une ambition régionale de décarbonation, vise à alimenter en énergie thermique un large ensemble de bâtiments : bureaux, logements sociaux et bâtiments publics situés dans le quartier Nord de Bruxelles. Ce dispositif innovant repose sur la géothermie et la récupération de chaleur des eaux usées, exploitant l’énergie du sous-sol et des infrastructures existantes pour réduire l’empreinte carbone du chauffage urbain.
Le système mis en place permettra une circulation d’énergie entre les immeubles, en fonction de leurs besoins. Par exemple, les bureaux, fortement sollicités en journée, chaufferont les logements en soirée grâce à un échange de chaleur. À l’inverse, le dispositif offrira aussi un rafraîchissement en période estivale. Cette approche, rendue possible par la coopération entre Bruxelles Environnement, Sibelga, Brugel et plusieurs partenaires académiques et industriels, ambitionne une réduction annuelle des émissions de CO₂ de près de 1 570 tonnes. L’objectif régional est clair : éliminer le recours aux énergies fossiles dans les réseaux thermiques à l’horizon 2050.
Les travaux débuteront en 2026, après une phase de tests et d’essais de forage, et s’échelonneront sur deux ans. Dès 2028, le réseau Be.SHARE devrait desservir des bâtiments de la Commission européenne, 200 logements sociaux, 130 unités de cohabitation ainsi que plusieurs immeubles à usage mixte. En parallèle, des ateliers de sensibilisation accompagneront les habitants dans la transition énergétique. Le projet mobilise de nombreux acteurs publics et privés, dont VIVAQUA, la VUB, Convivence, ainsi que les gestionnaires d’immeubles comme Befimmo ou Whitewood, déjà engagés à se raccorder au réseau.
