Meco Sauze récupère désormais une chaleur auparavant inutilisée dans sa centrale de cogénération italienne. Trois pompes à chaleur industrielles équipent le site de Sauze d’Oulx. Chaque machine dessert l’un des trois moteurs produisant 1 334 kilowatts électriques. Le système capte une énergie disponible autour de trente degrés Celsius. Il élève ensuite cette température jusqu’à environ quatre-vingts degrés. La chaleur devient alors compatible avec le réseau urbain existant.
Trane fournit les pompes à chaleur à vis haute température. Ecotermica Servizi accompagne leur intégration avec les installations existantes. Le projet fonctionne maintenant pleinement après sa mise en service. Les équipements peuvent utiliser l’électricité produite directement par la cogénération. Cette configuration augmente la capacité thermique sans ajouter une nouvelle source primaire. Elle améliore aussi l’utilisation globale du combustible consommé par les moteurs. Meco Sauze prévoit un retour sur investissement inférieur à deux ans.
Pour les exploitants, cette réalisation montre comment valoriser des rejets thermiques trop froids pour une distribution directe. La réussite dépend cependant des températures réelles, des heures de fonctionnement et de la demande annuelle. Les équipes devront suivre coefficient de performance, production utile, consommation électrique et disponibilité. Une température de réseau plus basse améliorerait encore le rendement des pompes. Les bâtiments raccordés doivent néanmoins pouvoir fonctionner avec ce régime. La cogénération reste dépendante de son combustible et ne devient pas automatiquement décarbonée. L’analyse climatique devra donc considérer l’énergie primaire, les émissions et l’évolution du réseau électrique. La conception spécifique au site a permis de préserver la fiabilité requise par le chauffage urbain. Elle réduit aussi le risque associé à une solution standard mal adaptée. Sauze d’Oulx offre ainsi un exemple reproductible pour d’autres centrales disposant de chaleur basse température stable. Le stockage thermique pourrait encore découpler production et demande locale.
