Les 10 collectivités en pointe dans les réseaux de chaleur en Europe

Les 10 collectivités en pointe dans les réseaux de chaleur en europe

Grenoble (France) : un maillage de réseaux unique

Le réseau de chaleur grenoblois, le deuxième plus important en France, est l’un des plus hétéroclites en Europe. Ses sources d’énergie sont nombreuses : déchets, charbon, bois, gaz naturel, fioul et même farine animale. Le point central de l’installation est peu commun : une usine d’incinération des déchets nommée Athanor. Couvrant 6 communes, le réseau grenoblois montre l’exemple pour mailler efficacement des réseaux aux sources d’énergie variées.

Genève (Suisse) : la chaleur valorisée

Genève a remporté le label European Energy Award GOLD en 2014 après avoir fusionné ses deux grands réseaux de chaleur. En effet, le chauffage urbain genevois repose aujourd’hui sur la centrale thermique du Lignon-SIG (production de gaz naturel) et l’usine de traitement et de valorisation des déchets des Cheneviers (production de chaleur). Un réseau intelligent qui alimente en chauffage près de 60 000 habitants, sur Genève et les communes proches. La ville poursuit le développement de son réseau avec la prospection, depuis quelques mois, de sources de géothermie, pour une exploitation prévue en 2020. Enfin, l’aéroport international de Genève dispose d’une installation de 1 139 m² de panneaux solaires, produisant suffisamment de chaleur pour couvrir les besoins du bâtiment.

Toulouse (France) : des capteurs solaires tubulaires

Toulouse s’est déjà distinguée en 2013 en obtenant le label “écoréseau” délivré par AMORCE pour récompenser le travail sur le réseau du quartier du Mirail. Ce dernier est une prouesse : il est alimenté à 99,9 % par de l’énergie renouvelable. En 2014, la ville est allée plus loin grâce à l’installation dans la ZAC de Vidailhan à Balma (périphérie de Toulouse) de 458 m² de capteurs solaires tubulaires, couplés à une chaudière biomasse. Une installation unique en France ! Le résultat ? Une couverture de 80 % des besoins en chauffage et eau chaude pour 1 400 logements.

Friedrichshafen (Allemagne) : le solaire avant tout

La ville de Friedrichshafen possède l’un des plus gros parcs de panneaux solaires en Europe. Avec ses 5 600 m² de panneaux solaires installés sur les toits, le réseau de chaleur offre une économie importante, comparée à des installations indépendantes. La chaleur est stockée dans un réservoir de 12 000 m3 et chauffe près de 35 000 m² d’habitation. Uniquement avec cette énergie solaire, la ville a réussi à couvrir 48 % de ses besoins en chauffage. De quoi montrer que le solaire a encore de l’avenir !

Borås (Suède) : le recyclage intelligent

Borås est engagée dans la lutte contre les énergies fossiles. Dans cette optique, elle a choisi une politique de traitement des déchets particulière : les habitants de la ville doivent trier leurs déchets dans des sacs de couleurs qui seront ensuite transformés en source de chaleur. Les sacs noirs (biodégradables) servent à produire du biogaz et les sacs blancs sont utilisés comme combustibles pour le chauffage urbain. On compte une centrale de traitement des déchets et production d’énergie biogaz – la principale – à Ryaverket et trois stations de traitement biogaz à Borås.

Göteborg (Danemark) : le chauffage urbain au service du transport

Göteborg, avec son réseau de chaleur installé en 1953, a toujours été une ville modèle en Europe. Elle bénéficie aujourd’hui d’un chauffage urbain couvrant les besoins de 90 % des logements. Après avoir promu l’utilisation du biogaz pour les véhicules en ville en 2008, la ville a décidé de connecter le ferry allant de Frederikshavn à Göteborg au chauffage urbain. Une première en Europe qui confirme la réputation de la ville comme pionnière.

Tampere (Finlande) : la reine du bois

Si Tampere n’est pas la ville la plus connue de Finlande, elle possède néanmoins la plus importante chaufferie à bois du pays. Depuis l’été 2013, cette chaufferie utilise principalement des pellets (granulés de bois) et a une capacité thermique de 33 MWh. La ville étendra son réseau de chaleur à bois en 2015 avec une nouvelle installation à Hervanta (banlieue de Tampere) avec un récupérateur de chaleur qui servira lors de la combustion d’énergie fossile telle que le gaz. Elle pourrait produire de 100 à 400 GWH par an : une prouesse pour cette ville de 216 000 habitants.

Pècs (Hongrie) la plus grande centrale de cogénération d’Europe

Si certains croient en la cogénération, la ville de Pècs (Hongrie) en a fait son fer de lance avec l’installation de la plus grande centrale de cogénération européenne en 2013. Cette centrale biomasse est aussi la première de l’Union Européenne à produire chaleur et électricité à partir de paille et de bois. Installée par l’entreprise française DALKIA, la centrale permettra de réduire la consommation de gaz naturel (importé) et de supprimer près de 150 000 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre chaque année.

Londres (Angleterre) : le modèle de l’écoquartier

Londres est un acteur majeur du projet Celsius Smart Cities. L’initiative qui traduit cet engagement est l’écoquartier BedEz, installé en 2002 au Sud de la capitale anglaise. Les habitations y sont chauffées par le soleil grâce à des fenêtres orientées vers le Sud. L’air, venu des tunnels de ventilation, passe par un échangeur de chaleur pour chauffer en hiver. Enfin, des panneaux photovoltaïques sont placés sur les toits pour produire de l’électricité. Cette “ville” modèle de 100 habitations produit 37 % d’émissions de dioxyde de carbone de moins que d’autres installations faisant appel aux mêmes sources d’énergie.

Rotterdam (Pays-Bas) : l’industrie portuaire au service du réseau

La chaleur produite par les activités industrielles du port de Rotterdam permet aujourd’hui le chauffage près de 145 000 habitations. Un exploit qui vient en partie de l’incinération de déchets, issus de la collectivité mais désormais également de l’importation. L’originalité du réseau de Rotterdam tient à sa “New Heatway” : deux pipelines de 26 km (de Rozenburg au Maastad Hospital). Ils transportent l’eau réchauffée par la chaleur résiduelle du port au centre-ville. Un “Northern Pipeline” est en construction pour couvrir les quartiers nord de la ville.

Source de l’image à la Une : Frank Mentha

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